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Fiche Photo

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La rivière Saône à Mâcon

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La rivière Saône à Mâcon


La rivière Saône à Mâcon

Mâcon est une ville très ancienne qui existait déjà du temps de César. Elle est construite sur le versant d'une colline sur la rive droite de la Saône.

Quand les Bourguignons s'établirent dans cette contrée, la ville était mal bâtie, mais elle s'embellit de jour en jour. Les remparts furent démolis et une belle promenade fut construite sur les quais de la Saône.

Ces quais étaient autrefois très utilisés par les bateliers qui effectuaient le halage des péniches à la force des chevaux.

La Saône et ses crues


La Saône, cette paisible rivière, prend sa source dans les Vosges et semble, dans son état normal, se détacher avec peine des rives fécondes qu'elle arrose, et s'unir au Rhône avec regret. Mais cette rivière est pourtant fugueuse plusieurs fois dans l'année. Elle s'échappe alors de son lit et fait irruption dans les campagnes voisines et même parfois jusque dans les villes. Je me souviens de quand j'étais petit et qu'il fallait marcher sur des planches installées sur des moellons quand on allait faire des courses dans les rues piétonnes de Mâcon.

Semblable au Nil qui fertilise l'Egypte, la Saône s'étend mollement, au printemps, avant la pousse de l'herbe, ou à l'automne après le fenage, sur de vastes prairies habituées à ses caresses, et qui la reçoivent, dans ses tranquilles excursions, comme un bienfait. Les crues de la Saône n'ont en effet rien à voir avec un torrent de montagne qui peut se mettre à déborder en quelques heures. Avec la Saône tout se passe lentement. La montée des eaux prend en général 9 jours. Et ensuite elle se stabilise avant de redescendre plus ou moins rapidement ou alors il y a une recrudescence des eaux pendant à nouveau 9 jours. Elle est bien différente en cela du Rhône, qui en quarante-huit heures parvient à son apogée de croissance, et en vingt-quatre heures reprend son allure normale.

L'eau de la Saône transporte en son sein une vase fécondante qu'elle dépose dans les prairies en remplacement d'un engrais coûteux. Pénétrant le sol dans toutes ses parties et à de grandes profondeurs, elle le débarrasse d'insectes nuisibles et laisse après elle une fraicheur très favorable à l'abondance des récoltes.

Mais parfois il arrive que des crues soient plus importantes que d'autres et ravagent tout sur leur passage. Ce fut le cas en 580 et en 1840.

La crue de la Saône en 580


Les désastres de 580, époque de barbarie, dépassèrent tout ce que l'imagination humaine peut concevoir de
plus horrible, et ont été par conséquent supérieurs à ceux de 1840. D'après le récit de Grégoire de Tours,
le seul auteur ancien qui ait parlé de cette inondation, les habitants et les bestiaux furent presque tous noyés dans les maisons détruites. Les malheureux qui échappèrent à la fureur des eaux succombèrent à la famine et aux maladies.

Lyon, Mâcon, Chalon furent dépeuplés.

Il y eut encore par la suite de nouvelles grandes crues en 1196 et en 1408. La plus dramatique fut celle de 1423 qui emporta la grande arche du Pont de Saint-Laurent. C'est sur ce pont de Mâcon que ce trouve le saônomètre. Il s'agit d'une échelle fixée au pont pour indiquer diverses phases d'élévation des eaux. On peut lire sur ce saonomètre l'inscription 1640 au niveau d'une barre horizontale. Et en 1711 elle dépassa de 43 cm la hauteur qu'elle avait atteint en 1640.

La crue historique de 1840


Les crues montent de plus en plus haut


En un siècle, la Saône peut déposer jusqu'à 30 cm d'alluvions. Etant bordée à l'ouest par les monts du Mâconnais, elle ne peut s'étendre que du côté de l'est. Mais chaque année elle doit s'élever plus haut pour déverser son trop plein, ce qui signifie que Mâcon s'en trouve de plus en plus touché par les inondations.

Parfois les eaux commencent par remonter par les égouts, ce qui fait que la ville est inondée alors que la route principale qui traverse la ville en longeant la Saône est encore au sec.

En sept jours il est tombé l'équivalent de sept mois de pluie


La crue de 1840 commence au mois d'octobre. Il n'a cessé de pleuvoir depuis le 27 octobre, sans discontinuer, pendant 7 jours. En sept jours il est tombé plus d'eau qu'en sept mois. A cela doit s'ajouter la fonte des premières neiges des Vosges et du Jura.

Le 29 octobre, la Saône était à une hauteur à peine moyenne. Deux jours plus tard elle quittait son lit. Et le 2 novembre elle arrivait au niveau des plus fortes inondations. Elle finira par dépasser d'1m10 le record établi en 1711 !

La crue à Chalon


L'hôpital de Chalon-sur-Saône avait 30 cm d'eau dans ses rez-de-chaussée. Soixante maisons sont détruites et l'eau continuait à monter. Toutes les routes de la ville étaient submergées. Pour finir il y eut près de 80 maisons écroulées. La crue s'est stabilisée le 4 novembre mais les eaux menaçantes continuaient de s'écouler en direction de Mâcon.

Le saonomètre de Mâcon


Le saonomètre à Mâcon
Le saonomètre contre le Pont de Saint-Laurent

Combien de fois les Mâconnais, accoudés sur le parapet du Pont de Saint-Laurent, les yeux fixés sur le saonomètre, ont dut se dire en voyant la barre portant l'inscription 1711 :

« Comment est-il possible que la Saone soit parvenue à une telle hauteur ? »

Ils étaient loin de s'attendre à ce que le 5 novembre 1840 ce niveau soit non seulement atteint à nouveau mais dépassé d'1m10.

L'évacuation de Saint-Laurent


Le 31 octobre, les eaux approchaient de la barre de 1640. Le dimanche 1° novembre, deux maisons de trois étages s'écroulèrent à Saint-Laurent-sur-Saône. Elles étaient heureusement toutes neuves et pas encore habitées. Les habitants de Saint-Laurent sur Saône commencent à déménager précipitamment. C'est le faubourg tout entier qui déménage. Sur 1400 habitants il n'en resta plus que cents. Ils trouvent refuge à Mâcon qui n'est pas mieux loti car toutes les basses rues sont déjà inondées et les gens circulent sur des passerelles en planches installées par les pompiers. Mais les passerelles installées la veilles sont déjà submergées le lendemain et les pompiers n'hésitent pas à se jeter dans l'eau glacée pour rétablir les communications à chaque fois un peu plus haut.

Un service régulier de barques est mis en place car les passerelles ne suffisent plus.

Le 2 novembre, les prairies, comme on les appelle, ne sont plus qu'une vaste mer. Dans la commune de Saint-Laurent, le niveau des eaux atteint le premier étage des habitations. Au loin on pouvait voir flotter un berceau... contenait-il encore une victime ? Une barque fut lancée à sa rencontre et au grand soulagement de tous les spectateurs de la scène, le berceau était vide.

Une rue de mâcon s'écroule


Le lundi 2 novembre ce n'était dans Mâcon qu'un spectacle de désolation. Il y eut une rue toute entière où les maisons, alors construites en pisé, s'affaissèrent littéralement dès que l'eau eut dépassé le niveau de leurs fondations. C'est ce même jour que l'eau atteignit les 6m45 correspondant à l'inscription de 1711. Et elle continuait à monter.

Des villages ravagés


Maison détruite par l'inondation
Les dégâts de l'inondation de la Saône
Tous les villages de la plaine de la Saône, à l'est, n'étaient que ruines.

A Chavannes-sur-Reyssouze il ne restait plus qu'une seule maison debout.

Dans un autre village on a découvert une vieille dame infirme sur son lit. Les eaux mouillaient déjà la paillasse. Six poules partageaient le même refuge. Elle insista pour qu'on sauve les poules avant elle.

C'était d'ailleurs très courant que les habitants de la campagne commencent par sauver le bétail et les autres animaux avant de s'occuper de mettre à l'abri les provisions. La vie des personnes ne passait qu'en dernier.

Des vagues de 5 m de haut


Dans la journée du mercredi 4 novembre il y eut quelques rayons de soleil. Mais les habitants de Mâcon n'eurent que peu de temps pour profiter de ce répit car de nombreuses maisons, construites pourtant en pierre, menaçaient de s'écrouler. Ce fut un manège ininterrompu de déménagements en barque.

Et le lendemain, la pluie cessa enfin. Mais pour faire place à un vent d'est si violent qu'on raconte que des vagues de 5m de haut étaient soulevées et venaient fracasser les portes et les fenêtres, occasionnant de nouveaux dégâts.

Un paysage de désolation


Il faut attendre le samedi et le dimanche pour commencer à voir la Saône redescendre à raison de 17 cm par jour. En se retirant, l'eau laissait derrière elle un limon jaunâtre. L'odeur était infecte. Les habitants commencent alors à explorer les restes de leurs habitations, quand elles étaient encore debout. C'est l'heure du décompte de ses pertes, la désolation et parfois l'anéantissement devant de tels préjudices.

La grande crue de Mâcon de 1840 est montée à 8m05. Un record qui a failli être égalé en 1955 où l'eau s'est arrêté au niveau de la hauteur atteinte lors de la crue de 1711.

Graphique historique des crues de la Saône


     Source : http://macon71-meteo.pagesperso-orange.fr/index_fichiers/Page926.htm
Records historiques des crues de la Saône
Historique des crues de la Saône à Mâcon de plus de 6m depuis 1640



Références photographiques sur la crue de 2001 :
http://www.indigene.free.fr
http://www.indigene.free.fr


Information


Cette photo est présentée sur http://www.galerie-photos.org dans l'album Lacs et rivières : Paysages de plans d'eau
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