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Cap Cerbère

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Cap Cerbère
La commune de Cerbère est l'ultime étape avant l'Espagne. Si la ville de Cerbère est plutôt jolie, le plus appréciable est sans doute de longer la côte rocheuse depuis Collioure en passant par Port-Vendres et Banyuls-sur-Mer.

Cerbère est l'une des communes de France la plus au sud. Elle se situe à 975 km de Paris.

Cerbère est aussi un port de pêche et la commune a eut par le passé une importance capitale sur le plan ferroviaire. Le véritable coeur de la ville en est sa gare. Au début du XXe siècle, Cerbère a fait l'actualité par une révolte de femmes qui s'y était déroulée : la révolte des transbordeuses.

Les transbordeuses


En 1906, Cerbère compte 1333 habitants mais fourmille d'activité. Il existe pas moins de trente cinq sociétés de transbordement. Mais c'est quoi au juste le transbordement ?

Cerbère est en effet l'une des deux gares internationales de transbordement. La seconde se trouve de l'autre côté de la frontière, à Port-Bou en Espagne. Il faut savoir qu'à cette époque l'écartement des rails de chemin de fer était différent entre la France et l'Espagne. Même si la jonction des réseaux ferrés des deux pays s'est effectué officiellement le 21 janvier 1878, il n'en demeurait pas moins une obligation de "transborder" les marchandises d'un train à un autre car les trains français ne pouvaient plus continuer sur les voies espagnoles et inversement.

L'écartement des rails


La SNCF s'est aligné sur la norme européenne dans laquelle il est stipulé que l'écartement des rails est de 1m44. Les espagnols se sont équipés avec des rails anglais qui ont un écartement de 1m67.

Si les passagers peuvent se déplacer facilement d'un train à l'autre, il n'en est pas de même pour les marchandises. Et c'est ainsi que le métier de transbordeur est apparu. Ce métier était surtout exercé par des femmes comme en témoigne une sculpture de transbordeuse à Cerbère.

La révolte des transbordeuses d'orange


Les oranges sont un produit de luxe à cette époque. C'est un fruit qu'on trouve en hiver et l'exportation espagnole les conduit parfois jusqu'en Russie. Mais pour continuer leur trajet en chemin de fer, il faut les transborder dans les wagons qui sont à la norme européenne.

Le transbordement des oranges est délicat car il ne faut pas abîmer les fruits qui doivent supporter un long voyage. C'est aux femmes à qui on a confié ce travail. Elles travaillaient en équipe de 5. Il existait trois spécialités différentes :
     les remplisseuses
     les passeuses
     les videuses

Les remplisseuses s'attachaient à remplir d'oranges des paniers dans lesquels était disposé de la paille. Elles travaillaient donc dans les trains espagnols qui arrivaient à la gare de Cerbère (tandis que les trains français allaient jusqu'à Port-Bou).

Les passeuses transportaient les paniers d'orange jusqu’au wagon français.

Le travail de la videuse consistait à vider les paniers et disposer les fruits dans des conditionnements adaptés au voyage en train. La videuse travaillait dans le wagon français.

Les horaires de travail étaient très étendus, de 6h à 23h. Le travail était pénible car les paniers pesaient entre 15 et 20 KG. Une révolte a éclaté pendant l'hiver 1906, le 26 février. Les « rouges » se sont couchées sur les voies en attendant l'arrivée de la relève : l'équipe des « jaunes ». Le mouvement de grève durera jusqu’au 3 décembre, jusqu’à ce qu’elles obtiennent satisfaction. Les revendications étaient une augmentation de salaire de 25 centimes (leur salaire était de 75 centimes jusqu'alors).

L’activité de transbordeuse s'est poursuivi jusque dans les années 50. Des systèmes d'écartement automatique des essieux sont alors mis en place.


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