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La ville de Sion

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La ville de Sion

L'évêché de Sion


L'évêché de Sion est l'un des plus anciens de toute la Suisse. On y trouve déjà, en l'an 380, un évêque d'Ododurum qui souscrivit au concile d'Aquilée et au concile de Milan, en 390. Au concile de Mâcon, tenu en l'an 585, l'évêque prend déjà le nom de episcopus a Sedunis. Le diocèse n'était pas très étendu, il se borne au Valais ; il ne s'étendit même pas beaucoup plus loin avant la réforme. Il comprenait alors le gouvernement d'Aigle. L'évêque a le titre de comes & proesectus Valesioe. Il a aussi celui de Prince du St Empire, quoiqu'il n'ait ni voix ni séance dans les diètes, et ne contribue point aux charges de l'Empire. Dans les cérémonies publiques on porte l'épée devant lui. Il établit aussi un sénéchal ou porte-épée.

Au fil du temps les Valaisans ont restreint ses droits car il en possédait de très considérables. Dans les causes civiles, on fait appelle indifféremment à lui ou au landshauptmann, capitaine du pays. Il fait également office de notaire. Dans quelques districts il hérite de ceux qui n'ont point de parents à un degré fixé. Il est membre du conseil de l'Etat, landrach. Il a le droit de faire grâce et celui de battre monnaie, cependant sous certaines restrictions. Au bas Valais il possède des seigneuries considérables. Lorsque le siège devient vacant, le chapitre, qui est composé de vingt-quatre chanoines, propose quatre sujets de son corps pour le remplacer, et sept députés des dizains, (dont un est nommé par le capitaine du pays) élisent sur ces quatre l'évêque, à la pluralité des voix. Le landshauptmann et les autres députés ont le droit d'approuver cette élection ou de la rejeter. Le chapitre a aussi une part aux élections et aux affaires publiques du Valais. Cinq chanoines demeurent au château de Valère, sept dans la ville de Sion, les autres dans les cures qu'ils ont en diverses parties du Valais. L'évêché relève immédiatement du Saint Siège, ayant été exempté de l'archevêque de Tarentaise, en 1513, par Léon X, par le crédit du célèbre évêque Matthieu Schinner.

Sion, un des dizains du Valais, et un des plus considérables, puisqu'il renferme l'évêché de ce nom, et le chef-lieu de toute la république. Il est le septième du haut Valais. Il a dix lieues de longueur. Le chef du dizain se nomme grand-châtelain, il est changé de deux en deux ans mais on ne le prend que dans la bourgeoisie de la ville. Ce dizain comprend neuf paroisses outre Sion. Dans celle de Bremis il y a un hermitage
fort curieux. L'église, le couvent, les cuisines, les caves, le réfectoire, etc. tout y est taillé dans le, roc. Cet ouvrage date du XVIe siècle.

La ville de Sion autrefois


Sion est une ville médiocre, mais agréablement située, bien bâtie, et avec des environs fertiles. Elle est la capitale du Valais. Il y a trois châteaux bâtis l'un au dessus de l'autre, et appartenant à l'évêque :
     La Majorie
     Valère
     Le Tourbillon

Ce dernier est le plus élevé. Il est au sommet d'une haute colline, dont la vue est très belle, et l'évêque y va passer le temps des grandes chaleurs. Celui de La Majorie est au pied de la montagne. Les députés des sept dizains s'y assemblent. C'était autrefois la demeure des nobles qui se nommaient majores (maires). L'évêque l'habite ordinairement. Au bas de ces châteaux se trouve la ville. Elle est ancienne, on y trouve des inscriptions qui le prouvent, et dans lesquelles elle est nommée civitas Sedunorum. Dans la ville il y a beaucoup de monastères et d'églises, et un collège, qui appartenait aux jésuites, fondé en 1734. La maison de ville est très-belle. Sion possède aussi un grand hôpital. Dans le XVe siècle la ville obtint du concile de Basle (Bâle) la grande châtellenie, et en 1560 le vidomnat ; elle acquit aussi les seigneuries de Bremis, Chalens et Grandetsch.

Sion était autrefois dirigée par un conseil de vingt-quatre personnes, présidé par un bourgmestre. Le grand-châtelain juge les causes civiles, le vidomne ou châtelain de nuit, les causes civiles et criminelles qui s'élèvent pendant la nuit dans les mois de Mai et d'Octobre. On parle généralement allemand dans cette ville, et un français corrompu ; ainsi que quelques dialectes valaisans qui ne sont que parlés mais pas écrits.

Il y a dans ses environs plusieurs productions de la nature assez curieuses, différentes espèces de pierres et de terres, entr'autres du marbre bleu approchant de l'azur et dont on tire une couleur bleue qui approche l'outremer, du marbre noir à veine blanche, du bel albâtre et de la houille. On trouve aussi des mines de cuivre et des sources salées dont on ne fait aucun usage.

Une ville stratégique souvent attaquée


La ville de Sion avait une très grande importance autrefois et elle a été souvent convoitée. Le comte de Savoie, grâce au concours de nombreux alliés, triompha de la courageuse résistance des Vallaisans. Sion dut se rendre ; les châteaux de La Majorie et du Tourbillon furent également pris de force. Les vaincus consentirent au rétablissement de l'évêque qu'ils avaient expulsés. Trop pauvres pour payer les frais de la guerre, ils
promirent d'engager au comte de Savoie les châteaux de Soie, de La Majorie et du Tourbillon. Pour preuve de leur sincérité ils durent remettre des otages. Ceux-ci furent confiés par Amédée VII à la garde et protection du comte de Gruyère, ou plutôt de son fils Rodolphe de Gruyère, seigneur de Montsalvens et de Vaugrenant, qui fut bailli du Vallais et gouverneur des châteaux de Sion. Les otages dont il s'agit étaient au nombre de cinq ; parmi eux, Rodolphe de Rarogne. Rodolphe de Gruyère les garda et les nourrit à ses frais (qui devaient lui être remboursés par le comte de Savoie) depuis le 18 octobre 1587 jusqu'au 20 juin 1588.

L'invasion des savoyards a mis la ville de Sion à feu et à sac. Les Valaisans finirent par battre les savoyards en 1475.

Lors des invasions napoléoniennes, le Valais fut rattaché à la France en 1810. Et en 1815 il fut l'un des derniers cantons à rejoindre la confédération helvétique.

Ce n'est qu'avec l'arrivée de l'époque industrielle que Sion a retrouvé sa grandeur économique d'antan. De nombreuses industries se sont installées à Sion, profitant des voies de communication qui traversent le Valais.


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